Lettre ouverte à mon Papa

Papadou,

Pour la cinquième fois, je suis ici, et toi là bas. Ou peut être est-ce l’inverse. Pour la cinquième fois je ne peux pas t’embrasser, te serrer dans mes bras. Je ne suis pas là pour te souhaiter une bonne fête et te dire combien tu es un papa formidable. Depuis cinq ans je retiens ces mots qui me brûlent les lèvres, ces mots que je n’ai jamais eu le courage de prononcer quand j’en avais l’occasion. Papa cette fois je vais te les dire, tout ces mots. Et même si ce n’est que sur un article de blog stupide, j’espère qu’ils rattraperont tout ceux que tu n’as jamais entendus.

D’abord je voudrais te dire merci. Merci pour toutes ces années où tu t’es battu pour nous, pour nous donner le meilleur. Tu as fais comme tu pouvais, tu as composé avec ce que tu avais pour adoucir notre enfance bordélique. Tu as été a la fois un père et une mère pendant tout ce temps. Tu n’as jamais lâché, tu ne nous as jamais laissé tomber même si le monde entier était contre nous. Quand tu ne savais plus où aller, vers qui te tourner, quand même les assistantes sociales ne pouvaient plus rien faire pour toi et qu’elles te proposaient de planter une tente dans le jardin chez mamie. Quand tu n’avais plus rien d’autres que nous,  que nous n’avions plus rien d’autre que toi. Tu n’as jamais baissé les bras, tu as donné tout ce que tu avais et plus, bien plus encore. Tu n’as pensé qu’à nous, qu’à notre avenir pendant toutes ces années. Jamais je ne t’ai remercié pour ça, pour avoir adoucit nos peines, pour avoir comblé l’absence, pour nous avoir offert le meilleur de toi même. Envers et contre tout, nous avons été et nous sommes toujours une famille. Et ça, c’était pas gagné.

Je sais aussi que sur le moment je n’ai pas toujours saisi ce qui se passait. Je ne me suis pas toujours rendu compte de l’étendue de ce que tu faisais pour nous. Alors je te demande pardon. Pardon pour tout ce que j’ai pu dire ou faire, pardon pour t’avoir probablement fait du mal, pardon pour n’avoir pas compris, pas vu ce que tu faisais. Pardon pour avoir crié, pleuré, pour m’être plainte, alors que tu faisais de ton mieux. Maintenant je comprend tout ce que tu as du sacrifier pour qu’on puisse vivre au mieux. Maintenant je me rend compte de combien ça a du être difficile d’élever trois filles tout seul, dans une situation plus que précaire.  Tu nous as toujours fait passer avant tout le reste.

Je t’aime papa. Si tu savais combien je t’aime. Je t’aime pour ce que tu es, pour ce que tu fais, pour ce que tu m’apporte depuis 23 ans. Je t’aime parce qu’avec toi je me sens entière, vivante. Je t’aime parce que t’es pas seulement mon papa, t’es mon meilleur ami,  tu gardes mes secrets, tu me soutiens, tu m’aides, tu es toujours là avec moi, tu es toujours de mon côté. Je t’aime papa, et j’ai tellement besoin de toi.

Ces cinq dernières années ont été terriblement difficile. Ne pas t’avoir avec moi pour les anniversaires, les noëls, et la naissance de ma fille. Ne pas être avec toi quand tu avais besoin de moi. Ne pas t’avoir quand j’avais besoin de toi. Tu me manques, à chaque seconde. Tu es la prunelle de mes yeux, l’homme de ma vie, mon grand amour.

Aujourd’hui je tiens à te souhaiter une bonne fête des pères. Même si plus de mille kilomètres nous sépare, je ne t’oublie pas et je ne cesserais jamais de penser à toi!

N’oublie jamais combien je t’aime,
Ta fille.

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