TERRIBLE TWO, FUCKING BITCH!

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Je n’y ai jamais vraiment cru, à cette légende du terrible two. Hé bien, c’est le moment de redescendre sur terre.

Deux ans. Cet age ingrat, affreux même, qui tend à vous faire perdre la tête. Elle me dit non systématiquement, quoi que je dise, elle crie, tape, mord, elle crise quand elle n’a pas ce qu’elle veut, elle m’appelle sans cesse, et me rejette dans la foulée. Parfois je bloque, je ne sais pas quoi faire, je suis perdue. Vous vous reconnaissez dans ce que je dis? Alors votre enfant à probablement environ deux ans.

Et pourtant, elle est pas si démoniaque cette petite fille. Le seul vrai problème, c’est qu’elle est passionnée de musique. Qu’est ce que ça a de problématique vous me direz? He bien juste le fait qu’il lui faut les clips avec. Et comme je refuse de la laisser branchée à longueur de temps sur une tablette ou un téléphone, c’est la crise! Pour ça, j’ai trouvé une solution radicale, je croise les doigts pour que ça marche : le sevrage. Plus d’écrans du tout, la musique uniquement audio, pendant un temps indéterminé (mais probablement très long). Une vraie cure de désintox. C’est brutal, et difficile, mais je ne veux pas laisser le problème s’étendre. Je ne veux plus jamais voir ma petite fille dans un état à peine croyable parce que je lui refuse youtube. Le chemin va être long, il va falloir expliquer, en long en large et en travers, discuter, trouver des astuces pour li occuper l’esprit à autre chose, et lui montrer qu’elle peut s’amuser autrement, et apprécier la musique autrement. C’est dur pour elle, aussi, parce qu’elle aime tellement ça. Ca me tue de la priver de quelque chose qui lui fait tellement plaisir. Mais je sens bien que ce n’est pas bon pour elle. Depuis que le phénomène écran commence à s’installer à la maison, elle est plus énervée et irritable, elle dort moins bien, elle est moins intéressée par ce qui l’entoure. Il va aussi falloir désintoxiquer papa, qui a du mal à ne pas céder contrairement à moi.

Néanmoins, cela ne concerne que ma fille. Et il y a tout un tas d’autres petites choses qui rendent cette période difficile! Alors comment affronter ces petits désagréments du quotidien avec bienveillance, dans la douceur et dans le respect? Comment calmer le jeu sans humilier, punir, et crier? C’est compliqué, mais c’est le choix que nous avons fait! Même si nous sommes souvent démunis devant le comportement de notre petit bout. Après tout, on apprend encore! Alors pour vous, comme pour moi, je suis allée chercher des petites astuces pour faire descendre la pression et éviter le drame quand votre petite boule d’amour devient le pire monstre de l’univers.

Astuces n°1 : Eviter la crise
Trouvez des petits rituels quotidiens pour que votre enfant se sente à sa place, mis en valeur, et important.
• Donnez lui des choix à faire, qui restent dans les limites de ce que vous aviez choisit au préalable. Tu veux la robe bleue ou la rose? Tu veux des carottes ou de la pomme de terre? Choisissez des options qui vous conviennent et laissez le choisir parmi ces options.
• Laissez lui du temps : au lieu de lui demander abruptement de quitter son jeu ou son copain, prévenez le à l’avance : tu finis cette partie et c’est terminé. Achetez un minuteur. Tu jours encore une minute et quand le minuteur sonne, c’est terminé.
• Faites le participer. Dans les magasins, donnez lui une tache à réaliser et il ne sera pas attiré par ce que vous voulez éviter. Tu veux choisir les oranges? Est-ce que tu peux porter les bananes s’il te plait? Proposez lui un petit caddie pour y mettre quelques courses. Responsabilisez le au maximum à la maison ou à l’extérieur.
• Évitez la négation. En lui disant de ne pas jeter son doudou dans la boue, vous lui donnez l’idée de le faire. Par exemple : ne pensez surtout pas à un éléphant. Vous y avez pensé. Proposez lui de faire autre chose pour le détourner de la bêtise, et mettez le en valeur. Au lieu de : arrête de cracher ta purée, essayez : montre moi comme tu manges bien avec ta cuillère. Plutôt que: ne monte pas les escaliers, dites: descend de la marche, reste en bas, rest ici pour jouer, viens chercher tel jouet pour que l’on joue ensemble…  Le « ne pas » est très abstrait pour un enfant et en l’utilisant, vous faites vous même germer les bêtises dans son esprit, alors qu’il n’y avait peut-être même pas songé.

Astuce n°2 : Désamorcer la crise
Quand il est déjà trop tard, la pire chose à faire c’est de crier, de s’emporter, et de dire ou faire des choses qu’on va forcément regretter. Pour ça, soufflez un grand coup et avant toute chose demandez vous : Est ce que c’est si grave? Est-ce que ça mérite cette colère? Est-ce vraiment pour cette raison que je suis en colère? Bien souvent, la réponse est non. Mais si c’est oui alors il faut penser à :
• Verbaliser : Parlez à votre enfant, expliquez lui vos sentiments, qu’importe la situation. Là, je suis très énervée, très fatiguée, j’ai besoin de m’isoler car je me sens démunie face à ce comportement. Je ne sais plus quoi faire. Je ne comprend pas ce que tu veux. Parlez à la première personne. C’est une façon de parler qui est difficile à acquérir mais qui permet de faire passer ses émotions sans accabler et humilier.
• Aider à verbaliser : Votre enfant aussi à besoin de s’exprimer, de vous dire ce qu’il ressent. Si il est trop petit pour parler, et que vous sentez qu’il à du mal à s’exprimer par les mots, vous pouvez trouver des astuces saines qui permettent de s’exprimer. Lui apprendre les signes pour « colère », « tristesse », « douleur » (etc.) et lui expliquer qu’il peut s’en servir chaque fois qu’une émotion le submerge. Accueillez ses émotions, écoutez le, et montrez lui quotidiennement que ce qu’il ressent compte pour vous.

Astuce n°3 : Aimer
Et pas en silence de préférence. Montrez à vos enfants que vous les aimez quoi qu’ils fassent. Réconciliez vous toujours après une crise. Câlinez, embrassez, rigolez. Ne les laissez jamais croire que leurs états d’âme peuvent briser le lien qui vous unis. Je me suis emportée mais ce n’était pas ta faute, je t’aime et je suis désolée. Nous n’étions pas d’accord mais ça ne signifie pas que je ne t’aime plus, car je t’aime plus que tout. Vous n’êtes pas obligés d’être toujours d’accord, mais montrez leur bien que ça ne change rien!

Et surtout …

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